Covid 19 Coronavirus et printemps

Le monde va mal. La propagation du coronavirus (COVID-19) est relativement inquiétante. L'humanité toute entière se demande quand nous allons connaitre la fin de cette pandémie. Le printemps pourrait-il nous sauver ? Quelques éléments de réponses...

COVID-19 : Une progression exponentielle

Le coronavirus, dont l’origine provient de Chine (région de Wuhan) a fait énormément de victimes dans le monde depuis son apparition début janvier.

Force est de constater que pratiquement tous les pays sont touchés même si l’épidémie ne touche pas de façon identique chacune des nations. Certaines sont plus en avance que d’autre mais l’expansion de ce terrible virus semble inexorable. Depuis le début de l’infection et en date d’aujourd’hui, 16 mars 2020, on dénombre plus de 180 000 malades et un peu plus de 7000 morts. Attention toutefois, ces chiffres sont tirés de sources officielles mais, selon les scientifiques, le nombre de cas serait bien plus élevé. (certains mentionnent le fait qu’il faudrait multiplier par 27 pour obtenir un chiffre plus exacts).

Le site worldometers répertorie de façon très méthodique (et en temps réel) le nombre de cas dans le monde.

Malgré les restrictions très importantes opérées pour les différents gouvernements du monde ces derniers jours, la progression de l’épidémie semble difficile à maîtriser. C’est notamment le cas pour l’Italie, l’Iran, l’Espagne, l’Allemagne, la France et les USA. Heure après heure, d’autres pays (notamment européens) rejoignent ce triste peloton de tête.

Aplatir la courbe

Les règles sont pourtant strictes et si chacun les respectaient, cela permettrait de ralentir considérablement cette infection :

  • Se laver les mains avec de l’eau et du savon pendant au moins 20 secondes;
  • En absence d’eau et de savon, se mettre du gel hydroalcoolique et se frotter les mains pendant au moins 20 secondes;
  • Rester à une distance raisonnable (un ou deux mètres) des autres personnes;
  • S’isoler et éviter les rassemblements (même pour voir les amis, la famille ou une personne malade);
  • Faire du télétravail.

L’idée étant, non pas d’arrêter complètement l’expansion de ce virus (ce qui représenterait à l’heure actuelle une utopie) mais plutôt de freine la courbe d’expansion. En effet, cet article (en anglais) du Washington Post résume assez bien la façon dont se propage une épidémie en 4 scénarios assez simples à comprendre. En clair, plus nous pratiquons la distanciation sociale, plus il est facile de réduire lisser le nombre d’infectés dans une échelle de temps relativement longue. Et plus les système de santé est capable d’accueillir les malades.

Cet autre article (en français cette fois-ci) du pharmachien explique clairement pourquoi et comment y arriver pour aplatir la courbe.

Mais, avec l’arrivée du printemps et à l’instar de la grippe traditionnelle saisonnière, nous sommes en droit de nous demander si l’infection pourrait se calmer.

Le printemps à la rescousse ?

Le printemps est en général est moment propice pour se détendre et pour commencer à faire quelques activités extérieures. C’est à ce moment de l’année où l’on ouvre allègrement les fenêtres (ce qui a pour effet de tuer les bactéries en passant) et où l’on respire.

La douceur est prévue de s’installer pour les prochaines semaines. Le printemps est hâtif cette année mais cela ne doit pas nous empêcher de nous tenir aux directives édictées par les différentes autorités, à savoir le lavage des mains fréquent et une distanciation sociale obligatoire…

Sauvez des vies dès maintenant.

C’est enfin le moment où les grippes, rhumes, sinusites et autres maladies en tout genre prennent fin. Alors, pourquoi ne pas penser la même chose du COVID-19 ?

En vérité, il est pour l’heure difficile de répondre à cette question. En comparaison de la grippe, cette dernière résiste beaucoup moins aux températures chaudes. De plus notre système immunitaire est bien plus fort en été qu’en hiver du simple fait que nous accumulons plus de vitamine D et de mélatonine grâce aux longues journées estivales. Nos comportements changent, nous passons plus de temps dehors et nous nous confinons beaucoup moins dans nos appartements.

Ce que l’on peut dire pour l’instant, c’est que la température semble ne pas affecter énormément la propagation du COVID-19 qui touche de nombreux pays. Le printemps pourrait aider à contenir son évolution mais il est probable que la maladie ne disparaisse pas.

Le coronavirus est un bactérie dotée d’une couronne (d’où son nom). Il existe plusieurs catégories de coronavirus. L’épidémie du SRAS en 2003 s’est terminé au mois de mai alors que le printemps était déjà bien installé.

Autre virus, le MERS s’est développé dans les pays chauds. Enfin, certaines grippes plus traditionnelles se sont installées plutôt en été.

Pour toutes ces raisons, il faut être prudent de croire que le COVID-19 disparaîtra comme par enchantement à l’arrivée des beaux jours.

Chaque citoyen doit donc prendre son mal en patience et respecter les mesures édictées par les différents gouvernements. Gouvernements par ailleurs qui commencent à se coordonner de plus en plus.

La distanciation sociale ainsi que le lavage des mains fréquent doit être obligatoire.

Sauvez des vies.

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